Bonjour,
Bienvenue sur le site « Art and Bille », qui est dédié à la présentation d’œuvres originales, réalisées au stylo à bille.
Aussi loin que je me remonte dans mon passé, j’ai toujours eu un stylo bille dans les mains. Ça a commencé en septembre ou octobre 1968, au tout début de mon CE2. Les personnes à même de se souvenir de ce qu’était l’école, à cette époque, sont de plus en plus rares, c’est dans l’ordre des choses. Je vais me permettre, pour les autres, les plus jeunes, de rappeler ici qu’en ce temps lointain, nous écrivions beaucoup… Nous calligraphiions des lignes de cursives, majuscules et minuscules, en usant de plumes métalliques, en règle générale de modèle « sergent-major », fichées à l’extrémité de porte-plumes en bois, que nous trempions dans des encrier de porcelaine blanche emplis d’encre violette.
Mon instituteur d’alors – monsieur Alloir – était très exigeant sur la tenue de nos cahiers. Il se trouve que j’avais tendance à « gratter » le papier avec ma plume, malgré tous les efforts que je consentais pourtant pour tenter de bien faire. Le résultat s’exprimait en minuscules tâches d’encre qui s’évadaient sur mes devoirs, et me valaient la réputation d’écrire comme un cochon. Tant et si bien qu’un jour, monsieur Alloir convoqua mes parents, et leur expliqua que la seule solution, dans mon cas désespéré, était de me faire adopter le stylo-bille. Je l’ai d’abord vécu comme une humiliation. J’étais le seul, parmi une trentaine de minots des deux sexes, à être frappé de cette infamie, d’autant plus cuisante que j’étais tête de classe dans toutes les autres matières, à l’exception des activités physiques et sportives, que mes chaussures orthopédiques compliquaient à loisir. Sur les conseils du docte instituteur, mes parents firent donc l’acquisition d’un stylo à bille de marque Reynolds, modèle pointe fine, de couleur bleue. Quelques minutes à peine après que j’eus découvert l’objet de ma disgrâce, la honte laissa la place à l’émerveillement devant la liberté créatrice que permettait ce merveilleux outil.
Je vous laisse découvrir ici, presque soixante années plus tard, ce que je gribouille à l’aide de mes « BIC cristal », qui existent, soyons un peu technique, en trois diamètres de bille : 0.8 mm (cristal orangé) ; 1 mm (cristal naturel) et 1,6 mm (cristal fumé), et en 15 couleurs.
Outre cette page d’accueil, vous trouverez sur ce site un blog sur lequel je posterai (plus ou moins régulièrement) des articles sur les techniques utilisées, des liens vers d’autres créateurs usant du même outillage, des présentations des travaux en cours, des annonces d’expositions… Un blog, quoi. Deux pages supplémentaires vous présentent mes créations en détail : une pour les monochromes, et une pour les dessins en couleur. Une boutique vous permet de commander en ligne les reproductions de mes gribouillis . Vous aurez également la possibilité de me laisser un message via la fiche de contact, je m’efforce de répondre à tout le monde.
Je profite enfin de cette page de présentation pour vous informer que je ne gribouille pas que des dessins. Il m’arrive également de produire du texte, sous forme de romans ou de recueils, que vous pouvez découvrir sur mon autre site :
